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lmie
dimanche 24 février 2008, a 11:04
Google condamné à payer 172.000 euros pour contrefaçon

Google est à nouveau sanctionné pour diffusion illégale. Le tribunal de commerce de Paris a condamné, mercredi, le moteur de recherche et sa filiale française à verser 150.000 euros de dommages et intérêts pour avoir illégalement exploité le documentaire de William Karel « Le monde selon Bush ».

Google a été reconnu coupable d'avoir diffusé de manière illicite et gratuite fin 2006 sur son service vidéo, ce documentaire produit en 2004 par Flach Film, distribué par les Editions Montparnasse. Sur Google Video, « Le monde selon Bush » aurait été visionné par près de 45.000 internautes, alors que le distributeur proposait en vidéo à la demande ce même titre.

La décision du tribunal fait suite aux plaintes de Jean François Lepetit, président de Flash Films, et de Renaud Delourme, président des Editions Montparnasse. Les plaignants réclamaient 600.000 euros pour « contrefaçon et parasitisme ». Le jugement a confirmé la responsabilité de « l'hébergeur » Google en ce qui concerne les contenus qu'il distribue, et lui a imposé de verser 150.000 euros de dommages aux plaignants. Par ailleurs, Google dispose d'un mois pour supprimer le documentaire concerné de Google Video, sous peine d'une astreinte de 15.000 euros par infraction constatée.

Le moteur de recherche devra également publier cette décision sur sa plate-forme, verser 6000 euros à l'Union syndicale de la production audiovisuelle (USPA), 1000 euros à la Chambre syndicale des producteurs de films et, enfin, 15.000 euros de remboursement de frais de justice à la société Flach Film. Hasard du calendrier, Dailymotion a annoncé, le 19 février 2008, la signature d'un partenariat avec Flach Film en « échange » du déploiement, en juillet 2007, d'une technologie de détection et d'identification des contenus protégés.

mardi 05 février 2008, a 20:50
Google lance ses outils de sécurité en ligne

Après la bureautique, l'américain se met donc à la sécurité en version hébergée... Une annonce à rapprocher de l'acquisition, le 9 juillet 2007 -pour 625 millions de dollars- du spécialiste de la sécurisation des emails : Postini (40.000 clients dans le monde).

"Face aux menaces sans cesse plus fréquentes et complexes, et à une réglementation toujours plus contraignante, les services informatiques ont parfois du mal à être à jour", explique Scott Petry, Directeur produits chez Google. "Désormais, les services Postini proposés par Google se chargent de tout cela pour les entreprises. Ainsi, quelles que soient leur activité
et leur taille, elles auront désormais accès aux technologies de pointe de Google en matière de protection et de mise en conformité des systèmes."


Plusieurs outils de sécurité ont été lancés, notamment le filtrage des mails, mais aussi le chiffrage et l'archivage.

La version basique de cette solution "live" est baptisée Google Message Filtering. Elle coûte environ 2 euros par an et par utilisateur.

Ce dispositif de sécurité repose sur la solution de filtrage des spams et des malwares de Postini.

Google propose également une version intermédiaire nommée Google Message Security. Cette version est plus chère que la précédente, elle coûte 8 euros par an et par utilisateur.

Mais, elle intègre en plus du filtrage des pourriels, la détection des virus, et le filtrage des emails sortant (ndlr : pour éviter la fuite d'informations sensibles).

Enfin, la version "pro", Google Message Discovery, coûte prés de 17 euros par an et par utilisateur. Elle permet à l'utilisateur d'archiver ses emails pendant un an (sans limitation). Précisons que ces emails stockés chez Google peuvent être consultés à distance.

La technologie proposée par Google est compatible avec toutes les solutions de gestion des emails, Lotus Notes Microsoft Exchange et Novell Groupwise.

Cette nouvelle offre sera intégrée à Google Apps Edition Premium, la suite de logiciels en ligne destinée aux entreprises et concurrente d'Office de Microsoft. En décembre dernier, la firme revendiquait 500.000 clients dans le monde.

Rappelons que cette suite bureautique en ligne et payante (50 dollars par an et par utilisateur) englobe un traitement de texte, un tableur, un agenda, une messagerie et un logiciel de présentation et de vidéo-conférence. Elle permet le travail collaboratif et dispose d'une hotline et d'un kit d'administration

L'américain espère bien vendre ces applications SaaS aux entreprises afin de diversifier ses sources der revenus, reste à savoir si ces dernières vont vouloir confier leurs données au californien, qui est souvent assimilé au "big brother" de la Toile.

dimanche 03 février 2008, a 17:17
Microsoft veut s'offrir Yahoo pour 44 milliards de dollars

Il s'agit d'un des plus grands serpents de mer du monde IT : le rachat de Yahoo par Microsoft. Aujourd'hui, la rumeur devient réalité. La firme de Redmond a officiellement déposé une offre de rachat. Le numéro un des logiciels propose 44,6 milliards de dollars, soit 30 milliards d'euros. Une belle sortie pour Bill Gates qui partira à la retraité cet été !

Microsoft propose 31 dollars l'action, payables en cash et en titres, soit une prime de 62% sur le dernier cours de Yahoo jeudi soir. Dans un communiqué, la firme de Bill Gates se dit prêt à coopérer "étroitement" avec la direction et le conseil d'administration de Yahoo.

Dans un communiqué de presse, le conseil d'administration du groupe déclare qu'il compte "évaluer" l'offre non sollicitée de Microsoft "de manière attentive et rapidement".

Rappelons que les deux groupes avaient commencé à discuter fin 2006. Un projet de rachat avait été rejeté en février. "Alors qu'un partenariat commercial pourrait avoir fait sens à un certain moment, Microsoft croit que la seule alternative maintenant est la combinaison de Microsoft et de Yahoo que nous proposons". "Cette proposition représente une opportunité attirante de réalisation de valeur pour vos actionnaires", peut-on lire dans une lettre de Steve Ballmer, patron de Microsoft, adressée au conseil d'administration de Yahoo.

Microsoft a attendu son heure et a sauté sur sa proie à un moment idéal. Le géant du Web a vécu une année 2007 particulièrement difficile et est devenu une cible de choix.

Le groupe a vu son bénéfice net baisser de 23,5% au 4e trimestre, à 205,7 millions de dollars, et sur l'ensemble de 2007 reculer de 12,1% à 660 millions.Le chiffre d'affaires a progressé de 7,6% au 4e trimestre, à 1,83 milliard, et de 8,4% sur 2007 à près de 7 milliards de dollars (contre 58 milliards pour Microsoft). Des taux de croissance honorables mais bien inférieurs à celui du marché : +28% en 2007 pour la pub en ligne...Comme prévu, Yahoo a donc dû réduire la voilure en supprimant 7% de la masse salariale. Près d'un millier d'emplois "ciblés" vont être supprimés sur 14.000.

Sur quasiment tous les terrains, Yahoo est distancé par Google : moteur de recherche etsurtout publicité en ligne. Le groupe a également raté le virage des réseaux sociaux.Ce vendredi, on apprenait le départ de Terry Semel, président du conseil d'administration et ancien directeur général. Un départ sûrement relié à l'offensive de Microsoft.

Un tel rachat permettrait à Microsoft, lui aussi distancé par Google sur le Web de reprendre la main face au géant de Mountain View. Son moteur, Live Search, est largement distancé par Google mais aussi par Yahoo.En décembre, selon le cabinet comScore, Google captait 62,4% des recherches internet mondiales (66 milliards de requêtes effectuées sur ses pages), contre 12,8% pour Yahoo!, suivi du chinois Baidu (5,2%) et de Microsoft (2,9%).Une alliance avec Yahoo Search formerait donc un challenger de poids dans la recherche mais aussi et surtout dans le très juteux secteur de la pub en ligne (40 milliards de dollars en 2007) où Yahoo est numéro deux. Microsoft y a multiplié les acquisitions, notamment aQuantive pour 6 milliards de dollars mais l'ajout de l'offre Yahoo à son arsenal pourrait lui permettre de peser face à Google qui s'est emparé de DoubleClick.

Google encaisse environ un tiers des recettes mondiales de publicité en ligne, loin devant Yahoo! qui en empoche moins de 15% et Microsoft.

"A ce jour, le marché est de plus en plus dominé par un acteur qui consolide son leadership par acquisition", écrit Steve Ballmer dans la lettre d'intention envoyée à Yahoo. "Ensemble, Microsoft et Yahoo! peuvent offrir une alternative crédible aux consommateurs, annonceurs et éditeurs", juge Ballmer.

Selon des estimations du cabinet e-Marketer en mai dernier, à eux deux, ils auraient représenté en 2007 environ 4,9 milliards de dollars de chiffre d'affaires publicitaire en ligne aux Etats-Unis (3,6 milliards pour Yahoo!, 1,3 milliard pour Microsoft), contre 6,2 milliards pour Google, hors commissions aux sites partenaires.

Enfin, une telle opération permettrait à Microsoft de se diversifier : le groupe tire 80% de ses evenus de la vente classique de logiciels, un modèle menacé par l'émergence des applications gratuites en ligne.

Microsoft indique envisager des synergies d'au moins un milliard de dollars, dans quatre secteurs qu'il a identifiés. "La combinaison des actifs des deux groupes permettra d'atteindre les économies d'échelle et la taille critique en termes de recherche-développement pour réaliser des percées d'innovation." explique la société.

Pour redresser la barre, Yahoo a annoncé plusieurs centaines de millions d'investissements dans trois secteurs stratégiques : la plate-forme de publicité, l'ergonomie du site et l'expérience de l'utilisateur. La proposition de Microsoft pourrait alors accélérer cette transformation.Reste désormais à attendre la réaction des autorités européennes qui pourraient voir d'un mauvais oeil ce rapprochement.De son côté, la commission des affaires judiciaires du Congrès américain  a annoncé vendredi soir qu'elle organiserait une audition le 8 février pour examiner l'offre de rachat de Microsoft. Cela représenterait "certainement l'une des plus importantes fusions dans le secteur de la technologie et présente de gros problèmes par rapport au paysage concurrentiel de l'internet", ont souligné les parlementaires John Conyers, reponsable de la commission, et Lamar Smith, dans un communiqué. "La commission auditionnera des experts qui mesureront si (ce projet) représente une consolidation à promouvoir ou s'il entame les principes fondamentaux d'un internet concurrentiel", précise le communiqué.


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